Travel and Tourism : peut-on encore voyager comme avant ?
Entre urgence climatique, sur-tourisme et “revenge travel”, le voyage reste un besoin profond. BETC décrypte ce Prosumer Report Havas qui explore la tension entre désir d’ailleurs et acceptabilité sociale.
Le voyage n’a pas perdu. Il s’est durci.
Pour une grande partie des consommateurs, voyager est devenu un standard de vie. Et malgré la crise climatique, l’envie ne faiblit pas, surtout côté Prosumers. Le rapport montre un attachement très fort au voyage-plaisir, au voyage comme respiration, exploration et identité.
Après le Covid, beaucoup n’ont pas “ralenti”. Ils ont accéléré. Plus de deux tiers des Prosumers déclarent vouloir voyager plus loin et plus souvent pour “rattraper le temps perdu”.
Culpabilité écologique : faible. Attentes envers les acteurs : fortes.
Même si une part significative attribue aux compagnies aériennes une responsabilité majeure dans le réchauffement, peu se sentent personnellement coupables. Les voyageurs attendent surtout des solutions du secteur, et une partie estime que la régulation deviendra inévitable.
Trois pistes pour les marques de tourisme
Le rapport propose trois voies très concrètes :
- Ré-enchanter le voyage, en remettant de la rareté, du “beau”, de l’inattendu.
- Aider à “voyager comme on vote”, en soutenant les communautés locales et en rendant le voyage plus aligné avec les valeurs.
- Proposer de nouveaux modes de voyage, plus lisibles sur l’impact environnemental, et capables d’ouvrir d’autres imaginaires (slow travel, alternatives, expériences immersives).
À propos de l’étude
Étude menée au 1er trimestre 2024 auprès de 14 355 personnes (18+) dans 32 marchés. 19% de Prosumers, 81% de mainstream. Pour en savoir plus ou échanger avec l’équipe à l’origine de l’étude : Sébastien Houdusse (Global Strategy Director). - contact indiqué dans le rapport.